Stage au Pérou en tourisme: le témoignage de Clotilde

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Faire un stage en tourisme à Arequipa

Profil : Clotilde, 20 ans, originaire du Mans, étudiante en BTS Tourisme à Rennes

Grâce à ma formation, j’ai eu l’occasion de partir deux mois en stage au Pérou (mai et juin 2016). Je me suis rendue plus précisément à Arequipa au sein d’une agence réceptive. C’était une réelle opportunité pour moi car j’avais toujours voulu visiter l’Amérique du Sud.

C’était la première fois que je prenais l’avion et que je partais aussi loin de chez moi. Pour ce voyage, nous étions trois filles à partir, toutes pleines d’envies de découvertes, de dépaysement : ce qui a été bien évidemment le cas !

Ces deux mois sont passés extrêmement vite. Chaque week-end, on profitait de notre temps libre pour visiter le pays et lors de ces périples, j’ai eu la chance de découvrir Lima, Arequipa (dans ses recoins), le canyon del Colca, Mollendo, le Machu Picchu (bien sûr), Cusco, Puno et le célèbre lac Titicaca.

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Ce que le stage au Pérou a apporté

Ce voyage m’a permis d’apprendre énormément de choses sur ce pays mais aussi sur moi-même.

J’ai ainsi découvert une nouvelle culture bien différente de la mienne autant en matière d’architecture, que de gastronomie, de musique, de danses ou de valeurs. J’ai été séduite par les échanges qui mettent au centre des relations la famille, le partage, l’histoire du pays, les différences propres à chaque régions, les coutumes ou encore les normes. J’étais partie avec un guide entre les mains mais j’ai réalisé que ce n’était pas en le lisant que j’allais apprendre des choses mais bien en me laissant guider par les rencontres et les gens que je croisais. J’ai beaucoup appris en écoutant leurs histoires, leurs conseils et leurs points de vue.

Avec mon stage, j’ai également appris des nouvelles méthodes de travail et un autre mode d’organisation.  J’ai ainsi vécu un rythme de vie totalement différent de celui que je connaissais en France : il était beaucoup plus tranquille et sans stress au Pérou. J’ai même commencé à regarder les choses avec un autre regard. Depuis ce voyage, je relativise beaucoup plus et même ce qui me paraissait grave hier, me semble moindre aujourd’hui.  J’ai donc appris à positiver, à voir le bon côté des choses, même quand je me suis retrouvée fatiguée et perdue dans un village isolé sans savoir comment j’allais rentrer chez moi.

J’ai gagné en tolérance et en ouverture d’esprit. C’est vrai que lorsque l’on est immergé dans un autre pays pendant plusieurs semaines, on apprend à changer son regard d’européen sur les choses, à comprendre ce qui nous entoure et à nous adapter. Toutes les aventures que j’ai pu vivre m’ont rendu plus autonome, plus mature et bien sûr plus débrouillarde. Elles m’ont donné  confiance en moi, sans crainte d’aller vers l’autre ou vers l’inconnu : elles m’ont permis d’apprendre à connaitre et à faire confiance. Bien évidemment ces deux mois ont été extrêmement bénéfiques pour mon niveau d’espagnol mais le plus important c’est que je suis sortie de ma zone de confort et que j’y ai gagné énormément en richesse humaine !

Mes conseils pour un stage au Pérou

Quand j’ai annoncé à mes proches que je partais au Pérou, ils se sont immédiatement inquiétés au sujet de la sécurité sur ce territoire. Pour ma part, je me suis sentie très à mon aise sur place, et même plus en sécurité que dans mon propre pays étant donné le contexte social et politique dans lequel la France évolue en ce moment.

Il est vrai qu’être une jeune femme de 20 ans au Pérou, ça ne pose aucun problème. Évidemment, nous étions trois et donc nous avons toujours veillé les unes sur les autres, mais même lorsque nous étions séparées, nous n’avons jamais rencontré aucun soucis ni désagrément.

Au Pérou, il faut juste faire preuve de bon sens et écouter ce que les Péruviens vous recommandent. Comme partout, certains quartiers sont plus fréquentables que d’autres ! C’est pourquoi il s’agit de ne pas être paranoïaque en ayant crainte de se faire voler ou de se faire kidnapper à chaque coin de rue : ce qui n’a pas été notre cas ! Sur place, profitez, vivez, restez prudent(e) et analysez les situations qui se présentent à vous comme dans de nombreux pays.

Étant donné que je vivais à Arequipa et que l’hiver commençait, mon conseil le plus important serait celui-ci : lorsque le soleil se couche vers 17h30-18h00, il fait froid, très froid. Les températures passent de 20-25 degrés la journée à 10 degrés voire moins la nuit. Si vous comptez sortir, ce que je vous recommande d’ailleurs puisque la nuit la ville montre une facette très attrayante et immanquable, je vous conseille vivement de prendre des vêtements chauds (si vous êtes amenés à être dehors) afin de profiter des soirées latines. Ce conseil est aussi valable pour Cusco et Puno.

Je donnerai également un autre conseil à ceux qui souhaitent partir. Pensez à  amener votre duvet, notamment dans les hostals ou auberges de jeunesse, car les draps et les couvertures sont parfois assez légers et vous pouvez avoir froid.

En ce qui concerne l’altitude, je n’ai pas vraiment rencontré de problème mais si vous vous sentiez quelque peu souffrant pendant ce voyage, vous avez un seul remède : un bon maté de feuilles de coca !  On le répétera encore : ce n’est pas de la drogue ! Pensez aussi à prendre des sachets de thés avec vous ainsi que des bonbons de coca et des bonbons au citron, ça marche plutôt bien.

Enfin, même si ça paraît logique, ne buvez pas l’eau du robinet, achetez toujours celle en bouteille et veillez à ce qu’au restaurant le serveur ou la serveuse l’ouvre sous vos yeux ou bien faites le vous-même. Par mesure de sécurité, demandez des boissons sans glaçons car ces derniers pourraient vous rendre malades s’ils ont été préparés avec l’eau du robinet.

Pour vous déplacer, prenez toujours des taxis qui vous paraissent fiables comme Taxitel à Arequipa et si vous n’êtes pas sûr de vous, demandez aux locaux ou aux policiers.

Culinairement parlant, n’ayez pas peur de tout goûter car on est souvent agréablement surpris. Bien sûr, évitez de consommer les jus de fruits (pourtant bien appétissants) que l’on trouve dans les mercados ou mêmes les plats que vous pouvez acheter dans la rue à moins que vous aillez un estomac plutôt robuste : à chacun à sa sensibilité…

En montagne n’oubliez pas des chaussures adaptées, des lunettes de soleil et de la crème solaire.

Et puis, les péruviens sont vraiment aimables et rendent toujours service : alors, n’ayez pas peur de leur demander votre chemin et vous ferez en plus de belles rencontres.

Enfin, si vous vous rendez au Machu Picchu, évitez de prendre le dernier train qui circule aux alentours de 22h. En effet, le site ferme vers 17h30-18h00 et c’est l’erreur que j’ai faite comme beaucoup. Après m’être levée à 2h00 du matin et avoir pris le premier train, l’attente le soir a été vraiment rude, surtout après autant de marche: l’ascension est physique!  D’ailleurs prenez de la nourriture et de l’eau avec vous car une fois que vous êtes arrivés les prix à l’entrée du site sont vraiment élevés.

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Le coût de la vie au Pérou

Au final, ce qui coûte le plus cher c’est le billet d’avion. Pour ma part, j’ai eu la chance de pouvoir bénéficier de la bourse JALI (jeune à l’international) ce qui fait que mon billet d’avion m’a seulement coûté 200€ aller-retour.

Une fois sur place, j’ai eu la chance d’être hébergée gratuitement dans deux familles d’accueil avec lesquelles j’avais été mise en contact grâce au partenariat que propose mon BTS. Mais vous pouvez trouver des auberges de jeunesses ou hostals confortables à moins de 30 soles (soit environ 9€).

Gardez juste en mémoire que tout est plus cher quand le site est touristique, notamment à Cusco.

Pour les repas, vous pouvez manger entre 5 et 15 soles des plats délicieux comme le ceviche, le lomo saltado, les picarones, les empanadas, la salchipapa, l’arroz chaufa ….

En conclusion je vous dirai que si vous avez l’opportunité de partir au Pérou, faites-le car vous ne le regretterez pas. J’ai vu des paysages à couper le souffle et j’ai rencontré des personnes formidables qui comptent beaucoup pour moi aujourd’hui. Dépassez donc vos craintes et vos à priori et vous n’en ressortirez que plus grand ! Et puis, comme disait Gustave Nadaud « Rester, c’est exister. Voyager, c’est vivre ».

Toutes les photos sont la propriété intellectuelle de Clotilde Monceaux

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Fondatrice et éditrice du magazine Voyage Perou, je suis une grande amoureuse de l’Amérique latine que j’explore avec émerveillement, stylo et caméra à la main. Ma motivation? Réunir le maximum d’information, de bons plans et de conseils pratiques pour vous encourager à partir vous aussi à l’aventure!

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