Peuples disparus de la Terre de Feu

2

De 1918 à 1924, Martin Gusinde, missionnaire, anthropologue prussien (aujourd’hui, la Pologne), et passionné d’ethnographie, a voyagé à travers la Terre de Feu afin de tenir un registre des populations autochtones.

Il vécut au sein des peuples yamanas, selk’nam et kawesqar afin de préserver un témoignage des traditions, mode de vie et rituels, de ces communautés menacée d’extinction, face à la pression de la population blanche. On estime qu’à l’époque il n’y avait déjà que 20% de la population qui avait survécu. Il ne reste aujourd’hui que quelques membres Kawesqar, une Yamana et quelques descendants métis.

Lors de cette aventure incroyable, il rassembla quelques 1200 clichés, qui représentent un immense héritage ethnoculturel. Voici quelques-uns de ces plus fabuleux exemples.

martin-gusinde-patagonie
K’termen, l’esprit de Xalpen, est couvert d’ocre rouge et de plumes d’oies. Il est présenté aux femmes par le chaman. Photo Martin Gusinde
patagonie histoire
Photo Martin Gusinde
peuple-de-patagonie
Préparation pour les danses Kewanix, en l’honneur de Tanu. Pour le peuple selk’nam, la couleur ocre et les détails blancs représentent les ancêtres. Photo Martin Gusinde
voyage patagonie histoire
Cet homme représente l’esprit de Kotaix pendant le Hain. C’est une importante cérémonie, durant laquelle les hommes se déguisaient afin de faire peur aux femmes, tout en racontant aux jeunes les histoires des temps ancestraux durant lesquels les femmes dominaient les hommes. Photo Martin Gusinde
voyage-patagonie-histoire-peuple
L’homme à gauche représente le « Ciel de la pluie », à droite, le « Ciel du vent ». Les masques était faits en peau de guanaco (un camélidé andin). Photo Martin Gusinde
patagonie-peuple-selknam
Hommes du peuple Selk’nam dansent pour éloigner les tempêtes et amener le beau temps. Photo Martin Gusinde
patagonie-yamana
Jeux pour effrayer les femmes Yamana, Photo Martin Gusinde
terre-de-feu-martin-gusinde
Photo Martin Gusinde
terre-de-feu-yamana
Peuple Yamana. Photo Martin Gusinde

 

Pour en apprendre plus sur sa collection et son aventure: Peuples disparus de la terre de feu

Peuples disparus de la Terre de Feu
5 (100%) 7 votes
Vanessa Huet

Fondatrice et éditrice du magazine Voyage Perou, je suis une grande amoureuse de l’Amérique latine que j’explore avec émerveillement, stylo et caméra à la main. Ma motivation? Réunir le maximum d’information, de bons plans et de conseils pratiques pour vous encourager à partir vous aussi à l’aventure!

Discussion2 commentaires

  1. Vanessa Huet

    Une première réflexion, c’est que le livre édité aux éditions Barral http://exb.fr/fr/home/201-esprit-des-hommes-de-la-terre-de-feu-9782365110433.html, marque un précédent dans notre relation avec les cultures amérindiennes de l’extrême austral du continent américain. Jusqu’alors un mélange iconographique envahissait la plupart des publications ou réalisations audiovisuelles. Xavier Barral avec Christine Barthe, responsable scientifique de la photographie au musée du quai Branly, avec l’appui de différents spécialistes ont enfin apporté une lecture plus claire à partir de l’oeuvre de Gusinde, qui est la plus aboutie d’une point de vue ethnographique sur les peuples fuégiens.
    Une deuxième réflexion est, pour les intéressés, d’approfondir le sujet avec l’oeuvre de l’héritière de Gusinde, Anne Chapman, qui, à partir de son travail et de nouvelles investigations réalisées 40 ans après Gusinde, a complété de façon importante notre connaissance sur ces peuples, notamment des selk’nam, avec cet ouvrage https://editions-metailie.com/livre/quand-le-soleil-voulait-tuer-la-lune/
    Gusinde publia 9 volumes et nombres d’articles et de livres sur les fuégiens et ses 4 voyages mais qui ne sont pas traduits en français à ma connaissance. Malgré cela son histoire est de plus en plus accessible, notamment grâce à Barral, Chapman, (sans oublier Empéraire ou Coloane) et le relais de blog animés par des personnes sensibles comme Vanessa!
    Salutations depuis la France!

    • Vanessa Huet

      Je suis complètement fascinée par cette nouvelle (nouvelle, pour moi) découverte de son oeuvre. Je creuserai certainement plus loin pour mettre la main sur ses récits! Et tant mieux si je peux faire la transmettre à mon tour, c’est tout l’intérêt d’avoir un blog finalement 🙂

Laisser un commentaire