Petit guide de Cusco : soyez un touriste intelligent !

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Guide du touriste à Cusco

Cusco est un incontournable du Pérou: c’est la 1ère destination touristique du pays. Et franchement, cette jolie ville le mérite bien. Puisque qu’aller au Pérou, implique forcément aller à Cusco (le contraire serait une erreur mes amis), voici la première partie du Petit guide de Cusco, en parallèle avec l’article sur le boleto turistico!

1.  Choisir le bon taxi

En sortant de la station de bus ou de l’aéroport, une foule de chauffeurs de taxis vous offre le « meilleur  prix » pour aller jusqu’au centre de Cusco. Ils doivent payer un droit d’entrée pour être juste devant les portes, donc de toute façon, ceux là vous feront payer plus cher. Allez un peu plus loin, vous y trouverez des taxis moins chers. Il devrait vous en coûter 5 soles, pensez toujours qu’un local paie moins que vous, et surtout il faut négocier le prix avant de partir. Assurez-vous qu’il a bien compris la destination, c’est un truc qu’ils font pour faire payer plus cher après 😉

Attention, règle de base au Pérou, le taxi doit avoir un numéro de matricule sur le côté du véhicule, ne prenez jamais un véhicule qui a simplement une pancarte avec « taxi » écrit dessus, ils ne sont pas enregistrés et donc illégaux.

Dans la mesure du possible, sachez d’avance quel est votre hôtel/hostel, sinon le chauffeur vous emmènera vers un autre établissement pour avoir une commission. D’ailleurs, un de leur argument préféré est le manque de sécurité, alors fiez vous surtout aux commentaires des voyageurs 😉

voyage perou - taxi matricule

2.  Agir de façon responsable

On ne le dira jamais assez: n’achetez rien aux enfants! Ils sont mignons, on a envie de les encourager, de les aider.

voyage perou - rues

eu importe ce qu’ils vendent ou même pour une photo, ne leur donnez jamais d’argent. Pensez-y bien, c’est encourager le fait qu’ils n’aillent pas à l’école, alors qu’elle est publique et gratuite pour tous au Pérou. L’argent va directement à des adultes qui les utilisent comme revenu. Il existe même des gens qui font le tour des maisons le matin en camionnette pour aller chercher les enfants, les font travailler (vente d’objets et mendiants) en donnant un petit pourcentage à la famille et les ramènent le soir.

Ceci étant dit, vous pouvez toujours leur donner un stylo, un cahier, ou tout autre objet qu’ils pourront directement utiliser, même un fruit ou une gâterie.

Et si vous êtes tentés de leur acheter quelque chose…les pancartes de la campagne de sensibilisation à ce sujet, mise en place par la ville de Cusco, sont là pour vous ramener à la réalité 😉

3.  Prudence en altitude

Cusco est située à 3 310 m d’altitude. En règle générale, le corps humain commence à ressentir le soroche, ou le mal de l’altitude à partir de 2500m. Donc, si Cusco est votre premier arrêt en altitude (contrairement à ceux qui ont commencé par Puno ou le Canyon de Colca), il est très normal de sentir un inconfort. Pour faire une histoire courte, le corps réagit au manque d’oxygène.

Quand on parle d’inconfort, on parle de : maux de tête, vertige, fatigue, palpitations et parfois vomissements. Dans certains cas, la situation pourrait empirer, donc ne prenez pas ça à la légère.

Meilleure option : il y a un joli petit médicament bien utile contre le soroche (consultez une clinique de santé voyage).  Pour ceux qui sont allergiques aux sulfamides comme moi, oubliez ça. Prenez votre mal en patience, ça passera 😉

Médicament ou pas, l’important est de suivre quelques conseils de base pour les premiers jours : mangez léger, ne faites pas d’activités brusques, dormez bien et n’hésitez pas à prendre des sieste, hydratez-vous régulièrement avec de l’eau ou encore mieux, du mate de coca, évitez de fumer et de boire de l’alcool.

PS: les médicaments contre les maux de tête ne vous aideront pas, évitez d’en prendre pour rien!

4.  Se perdre dans les rues

Cusco est une ville agréable à découvrir à pied. Il ne faut pas hésiter à prendre le temps de se perdre à travers ses rues, ses marchés et ses places. C’est la meilleure façon de découvrir la vraie Cusco, avec son brouhaha de gens, d’odeurs et de bruits.

Petit guide de Cusco : soyez un touriste intelligent !
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Vanessa Huet

Fondatrice et éditrice du magazine Voyage Perou, je suis une grande amoureuse de l’Amérique latine que j’explore avec émerveillement, stylo et caméra à la main. Ma motivation? Réunir le maximum d’information, de bons plans et de conseils pratiques pour vous encourager à partir vous aussi à l’aventure!

Discussion13 commentaires

  1. Vanessa Huet

    C’est vrai que c’est un peu galère pour les taxis. Arrivant tard, je m’étais arrangé avec mon hôtel pour qu’ils m’envoient un taxi mais celui ci n’est jamais venu…
    Pour l’altitude c’est vrai qu’au départ le moindre mouvement est un effort énorme mais on s’y fait très vite.
    Complétement d’accord avec toi pour les enfants…

  2. Vanessa Huet

    Je suis d’accord avec toi pour les dons. Il vaut mieux éviter de donner à la population locale, ça la dessert plus qu’autre chose. Il vaut mieux donner à des ONG qui en général (il vaut mieux vérifier, il y en a de peu scrupuleuses !) dépenseront bien cet argent.

  3. Pingback: Petit guide de Cusco : Les clubs - Voyage au perou | Voyage au perou

  4. Vanessa Huet

    Tout à fait d’accord pour la négociation des taxis !

    J’ai aussi vu des enfants mendiants au Cambodge, et beaucoup de voyageurs compatissaient en acceptant de leur acheter un bijou ou une copie contrefaite du Lonely Planet.

    Ceci étant dit, vous pouvez toujours leur donner un stylo, un cahier, ou tout autre objet qu’ils pourront directement utiliser, même un fruit ou une gâterie.

    C’est vrai que c’est tentant de leur donner quelque chose, un stylo ou un bonbon (je l’ai moi-même fait quelques fois) mais ça encourage également la mendicité alors j’ai arrêté de le faire…

  5. Vanessa Huet

    Tu as tout à fait raison concernant la mendicité des enfants… Les gens se laisse attendrir et refusent de voir que cette compassion leur fait plus de mal que de bien au final.
    Quant aux faux taxis, j’ai connu ça à Madagascar en sortant de l’aéroport et c’est particulièrement pénible parce que ces faux taxiteurs et leurs rabatteurs sont particulièrement collants en plus.

  6. Vanessa Huet

    Bonjour

    Heureuse de vous découvrir….

    Moi aussi je viens de cette belle Ville… Mais le vent de la vie aujourd’hui me conduit sur une autre Ile Ibiza

    Je suis ravie de connaître votre blog… Car pour moi le Pérou a été le début d’une Nouvelle Vie…

    J’ai pas mal voyagé mais il est vrai que c’est le peuple Péruvien qui m’a le plus enseigné…et qui m’a permit de faire de grand changement dans ma vie.

    Et comme vous ensuite j’ai redécouvert Montréal avec un nouveau regard..

    Je suis ravie de voir qu’on a le même parcours….

    Bonne continuité dans cette nouvelle Aventure…

    Peut-être un jour on se retrouver à Ibiza..

    Bonne journée à vous deux..

    Yanie

    • Vanessa Huet

      Merci de venir te promener sur notre blog! C’est vrai que le Pérou peut changer quelqu’un, c’est un pays d’une complexité infinie!
      Sincèrement, j’espère qu’on aura le même parcours, comme ça je pourrai me retrouver à Ibiza :p

  7. Vanessa Huet

    Moi qui suit déjà malade en voiture, je n’ose pas imaginer ce que ça peut être en haut de Cusco avec le mal de l’altitude.Sinon faut partir avec ses bouteilles à oxygène !

    • Vanessa Huet

      hehe.. j’ai moi même longtemps été malade dans les transports (autobus et voiture), mais heureusement ça n’a vraiment pas de lien avec l’altitude. La seule chose importante est de monter graduellement et de prendre son temps durant les premiers jours en altitude. D’ailleurs, il y a plusieurs hôtels qui offrent (gratuitement ou sur demande, ça dépend) des chambres spécialement oxygénées. 🙂

  8. Vanessa Huet

    Bonjour, et tout d’abord un grand bravo pour votre blog qui regorge d’infos essentielles pour tous ceux qui prévoient un trip péruvien !
    Lorsque vous conseillez d’aller « un peu plus loin » pour trouver de vrais taxis abordables, qu’entendez-vous exactement ? Sortir de l’enceinte de l’aéroport ? Dans quelle direction ?
    Un grand merci par avance !

    • Vanessa Huet

      Merci Pascal! Contente que le blog puisse aider 🙂

      Alors, le principe de base c’est que le taxi sera toujours moins cher plus on s’éloigne des portes de l’aéroport.
      À Lima, c’est dangereux (le quartier de l’aéroport est connu pour son manque de sécurité), vraiment je ne le recommande pas du tout.

      Heureusement ce n’est pas le cas de Cusco! Donc proche de la porte c’est un prix, qui baisse d’environ 20-30% quand on se dirige vers les barrières (mais à l’intérieur de l’aéroport). Et il baisse encore plus quand on va jusqu’à la rue, mais forcément c’est plus facile si on a peu de bagages. 😉

      Dans tous les cas, ils sont sécuritaires.

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