Trouver une bonne association au Pérou: quelques conseils

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Globalcookoeurs et les enfants à table

Au Pérou, 7 millions de personnes sont considérées comme vivant sous le seuil de la pauvreté. Et ça, ce ne sont que les chiffres officiels. De nombreuses associations ont été mises en place pour venir en aide à la population et, que ce soit clair, l’initiative en soi me paraît non seulement très bien, mais vitale. Le problème, c’est le manque d’encadrement. Si bien les intentions de départ sont souvent bonnes, plusieurs associations finissent par stagner dans leurs activités, par manque de formation et d’organisation de leurs membres dans le meilleur des cas, par cupidité dans le pire des cas.

Alors on fait comment pour trouver une bonne association? Voilà la grande question.

C’est pourquoi lorsque je suis tombée sur le projet des Globalcookoeurs, qui voyagent à travers le monde depuis 1 an en aidant des associations locales, j’ai tenu à recueillir leur commentaires sur leur expérience au Pérou.

Pourquoi s’être lancés dans l’aventure « Globalcookoeurs »?

Voyager c’est bien, mais partager, c’est mieux ! Impossible pour nous, de partir sans agir dans les pays traversés. L’association “GlobalCooKoeurs & Les enfants à table” a été créée dans le but d’aider et de soutenir 4 associations locales. Celles-ci ont pour objectif de lutter contre le tourisme sexuel et le travail des enfants : en proposant formations, soutien aux familles, projets d’alphabétisation, cuisines et dortoirs, sans parler de l’aide psychologique. Tenter l’aventure tout en conciliant découverte culinaire et associative : nous étions sur la voie d’un voyage responsable !

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Margaux et Mathieu, les GlobalCookoeurs

Comment avez-vous choisi les associations ?  

Quatre associations font parties de l’aventure : Zindagi à Varanasi (Inde du Nord), Planète Enfants au Népal, L’Ecole du Bayon au Cambodge et Qosqo Maki au Pérou. Le choix fût difficile. Nous avons privilégié les petites structures pour pouvoir rencontrer les locaux et être sur le terrain. Organiser des ateliers culinaires avec les enfants et les femmes, tout comme partager un repas avec les associations, ça n’a pas de prix et c’est là l’essence même de l’aventure. Un an avant de partir, la prise de contact avec les associations et le bouche à oreille (site internet, forum de voyageurs, d’associations…) constituaient une première étape pour sélectionner les 4 associations.

Avec quelle association avez-vous collaboré au Pérou ? 

Au Pérou, nous avons pu rencontrer l’association Qosqo Maki à Cusco. Une ONG locale créée pour consolider l’option d’éducation en liberté en réponse aux attentes des 300 jeunes par an en situation de rue. Elle propose dortoirs, bibliothèques et des ateliers de formation (menuiserie et boulangerie). Un bon premier contact et de longues discussions avec Marie-Indah (la sous-directrice) nous ont convaincu pour se lancer auprès de Qosqo Maki.

Deux ateliers culinaires seront mis en place : un repas pour l’ensemble de l’association (direction, équipe pédagogique et jeunes) et un atelier pâtisserie avec les jeunes. Une séance « dessin » a accompagné ces ateliers : « Dessine-moi ton rêve! ». Entre les 4 associations, un échange de dessin a été réalisé, les enfants devaient illustrer leurs rêves (ces dessins ont été échangés avec l’Ecole du Bayon au Cambodge). Cette association détenait des dortoirs pour les jeunes et proposait du tourisme solidaire ce qui nous a permis de partager beaucoup plus de discussions avec les jeunes (repas, ateliers ou veillés).

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Qosqo Maki à Cusco

Comment avez-vous trouvé cette expérience ?

Une belle et riche expérience au menu ! Qosqo Maki au Pérou tout comme l’association Planète Enfants au Népal, sont de petites tailles et l’humain est au centre de tout. L’équipe pédagogique l’a bien compris : pour aider les jeunes, il faut les comprendre et être sans cesse disponible pour les écouter. Les équipes pédagogiques sont à 90% composées d’éducateurs originaires du pays.

Organiser les ateliers avec les jeunes et préparer un repas (un immense buffet) pour 40 personnes, ça n’était pas de tout repos. Qosqo Maki était la dernière expérience associative du voyage et nous avons souhaité tout donné.

De même, cette expérience nous a permis de découvrir un nouveau métier, une nouvelle activité. Aujourd’hui dans la communication, j’aimerais par la suite tenter d’exercer mon métier auprès d’associations.

Comment peut-on vérifier qu’une organisation est sérieuse ?

Pour Globalcookoeurs, il était important d’agir sur le terrain. Beaucoup d’associations proposent de faire des dons ou de parrainer sans autoriser la visite des donateurs sur le terrain. Il s’agit aujourd’hui de se méfier de ces expériences. L’objectif de ce voyage était d’aider les petites associations dans leurs missions ou projets et non de visiter les lieux en participant uniquement financièrement. L’expérience humaine prime dans un voyage responsable.

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui veut travailler avec une association au Pérou ?

  • Se renseigner : voyageurs, locaux, ambassade française, médecins sans frontière, infirmière…
  • Service civique pour les chômeurs et étudiants
  • Aller sur le terrain pour se renseigner ou confirmer auprès des locaux (même y aller au dernier moment, pendant le voyage)
  • Faire le point sur ses compétences (éducation, connaissances en médecine, savoir-faire, passion pour la cuisine…) et ses moyens (temps, activités, fonds…) pour savoir comment aider l’association
  • Privilégier les petites structures ou analyser la gestion des grandes (http://www.capital.fr/a-la-une/actualites/special-associations/associations-caritatives-auxquelles-donner-en-confiance)
  • Ne pas hésiter à les contacter par téléphone ou skype et proposer ses services (réaction en direct)
  • Attention aux associations qui prônent beaucoup trop le parrainage (difficultés d’aller sur le terrain par la suite…ou prix considérable pour y aller).

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Fondatrice et éditrice du magazine Voyage Perou, je suis une grande amoureuse de l’Amérique latine que j’explore avec émerveillement, stylo et caméra à la main. Ma motivation? Réunir le maximum d’information, de bons plans et de conseils pratiques pour vous encourager à partir vous aussi à l’aventure!

DiscussionUn commentaire

  1. C’est vrai que ce n’est pas facile de trouver une association à soutenir. Et la plupart des associations qui existent se trouve autour de Cusco. Je suis tout à fait d’accord avec Margaux et Mathieu qu’il faut bien se renseigner, les contacter et être sûr que l’argent ou le temps donné servira à quelque chose sur le long terme.
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